Le Web 1.0 est-il mort? Pas tout à fait...
La stratégie de communication web du 1er ministre anglais (10 downing street) est hybride : au confluent du web statique et du 2.0, elle est peut être représentative de la nouvelle ère qui s’annonce.
Cette nouvelle ère, ce n’est peut être pas celle du « full 2.0 », mais simplement celle du « web 1.5 », entre web 1.0 et 2.0. En réalité, les sites corporate ou institutionnels complètement 2.0 sont rares voire inexistants… Même le site de Skittles, qui a bénéficié d’un buzz mémorable car il était prétendument entièrement « web 2.0 », ne l’est pas intégralement (car il comporte une page statique, la page « produits »).
Semblablement, le site du 1er ministre anglais mixe contenus statiques et dynamiques :
Le mélange est ingénieux et les spécificités de chaque outil sont bien exploitées :
Comme l’a bien compris Pierre Musso, les anciennes technologies ne sont pas vouées à une extinction soudaine lorsqu’une nouvelle fait son apparition. Au lieu de se supprimer brutalement, les technologies se superposent, s’ajoutent les unes aux autres.
On voulait que le Web 2.0 assassine froidement son aîné 1.0… Mais force est de constater le web 1.0 se battra jusqu’à la mort.
